Dissolution de la FEMAFOOT : La FIFA menace, le gouvernement persiste !

Après l’annonce de la dissolution du Comité Exécutif de la Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT), le 8 mars 2017, par le Ministre des Sports, Housseini Amion Guindo, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) n’a pas attendu pour réagir. Dans une lettre datée du 9 mars, la FIFA a exigé au Ministre Guindo de revenir sur sa décision sous peine de sanctions.

Dans cette lettre, la FIFA avait lancé un ultimatum qui expirait le 10 mars 2017 au ministre des sports pour annuler sa décision. Pour la FIFA, toutes les associations membres doivent gérer leurs affaires de façon indépendante. « A défaut et si elles (associations) ne sont pas en situation de le faire, elles sont passibles de  sanctions de la part de la FIFA, y inclus une possible suspension, même si l’ingérence n’est pas imputable à l’Association membre concernée. La décision ministérielle du 8 mars 2017 va à l’encontre de ce principe et sa mise en œuvre constituerait une interférence dans les affaires internes de la FEMAFOOT. Dès lors, nous vous prions de bien vouloir en informer le ministre et lui indiquer qu’au cas où la décision ne serait pas annulée à la date du vendredi 10 mars 2017, le cas sera automatiquement soumis au Bureau du Conseil de la FIFA pour considération », précise la lettre.

Du côté du Mali, le Ministre des Sports a animé une conférence de presse le 10 mars 2017 pour préciser que le gouvernement n’est pas prêt à revenir sur sa décision. « C’est une décision gouvernementale et le gouvernement ne reviendra pas sur sa décision. Le département des Sports mettra en place très bientôt un Comité provisoire de normalisation qui aura des missions bien déterminées comme réunifier la famille du football, procéder à la refondation du football malien à travers la relecture des textes de la FEMAFOOT, notamment le mode du scrutin qui serait à l’origine de cette crise », a déclaré Amadou Diarra Yalcouyé, Conseiller juridique au département des sports. Il a enfin précisé que la FIFA ne peut pas obliger le gouvernement à revenir sur sa décision.

Affaire à suivre.

Ousmane Ballo

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