Sommet Afrique-France de Bamako : Une trentaine de chefs d’Etat et de Gouvernement attendus

Une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement participent à partir de demain au 27ème Sommet Afrique-France de Bamako sous le thème du partenariat, de la paix et de l’émergence.
Du 13 et 14 janvier, la capitale malienne abrite le 27ème sommet Afrique-France. Une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus à Bamako. Tout naturellement, le Président en exercice de l’Union Africaine, le Tchadien Idriss Déby Itno dont l’armée joue le rôle de gendarme dans certains pays, sera aux côtés de ses amis Ibrahim Boubacar Kéïta et François Hollande. Le Nigérien Mahamadou Issouffi, le Guinéen Alpha Condé, l’Ivoirien Alassane Dramane Ouattara, le Burkinabé Roch Marc Kaboré, le Togolais Faure Gnassimbé, le Béninois Patrice Talon, le Sénégalais Malick Sall, répondront à l’appel de Bamako. Compte tenu de ses rapports avec le Président Ibrahim Boubacar Kéïta, le Gabonais Ali Bongo pourra faire un bref aller-retour pour ne pas rater la cérémonie d’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nations de Football qui commence ce 14 janvier au Gabon.
Chez les anglophones, on annonce une participation record avec le Nigérian Muhammadu Buhari, l’Ougandais Yoweri Museveni, le Kényan Uhuru Kenyatta, le Zimbabwéen Robert Mugabe. Le nouveau Président ghanéen, Nana Akufo-Addo a confirmé sa participation. Sans doute, la Présidente du Libéria, non moins Présidente de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEDEAO, Ellen Johnson Sirleaf, fera le déplacement à Bamako. Il est également annoncé le Rwandais Paul Kagame, l’un des rares chefs d’Etat du continent qui ne mâche pas ses mots à l’endroit de la France pour son rôle présumé dans le génocide rwandais de 1994.
Si le roi du Maroc, Sa majesté Mohamed VI maintient un flou sur sa participation, selon des sources diplomatiques, son grand rival l’Algérie sera représenté par son Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Le futur ex-Président de la République française est attendu à Bamako dans l’après-midi du 13 janvier. Sur le chemin de la capitale malienne, « Hollande l’africain » pour reprendre le titre du livre de notre confrère Christophe Boibouvier de Radio France Internationale (RFI), fera une escale de deux heures à Gao pour entretenir les soldats français engagés dans l’opération Barkhane. Deux absents de taille : le Congolais Joseph Kabila de la RDC et Yahya Jammeh de la Gambie.

Des sujets brûlants à l’ordre du jour
Plusieurs sujets sont à l’ordre du jour de ce sommet. Les questions de défense et de sécurité occuperont une place de choix dans les discussions au Centre International de Conférences de Bamako. Dans les trois prochaines années, Paris ambitionne de former 25 000 militaires africains.
Le respect des Constitutions et la tenue des élections transparentes, deux sujets chers au Président français, seront abordés par les chefs d’Etat et de gouvernement. Les cas de la Gambie et de la République Démocratique du Congo seront à l’étude.
De sources diplomatiques, on apprend que la question de la migration sera au cœur des échanges. S’agissant de l’aide au développement, des indiscrétions du côté de l’ancienne puissance coloniale indiquent que l’engagement de l’Agence Française de Développement (AFD) sous forme de dons et de prêts, va passer de quatre à cinq milliards d’Euros par an à l’horizon 2019.
Modibo Fofana

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